Last call
Dernier message qui apparaîtra sur ce blogue … Vous avez été plusieurs à me suivre durant ce périple et je tiens à vous remercier chaleureusement. D’ici quelques semaines, mon blogue ne sera plus en ligne. Vous disposez donc de quelques jours pour me relire … mes textes ont fait l’objet d’une correction … il y aura donc bien moins de fautes. Je termine en vous disant que chaque jour en Afrique 7000 personnes meurent. Par année, il en coûterait entre 15 et 20 milliards de dollars pour lutter contre le Sida sur le continent. Combien en coûte-t-il par mois aux États-Unis pour avoir les pieds en Irak? Voilà qui relance la discussion.
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 19 juillet 2007
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Un message pas subtil
Nous avons eu samedi une rencontre avec nos enseignants associés pour les remercier... Devinez quoi ... Tous les enseignants de l'école St-Martin avaient des occupations plus importantes... ils étaient donc tous absents, heureusement que les enseignants des autres écoles étaient présents. Comme quoi en Afrique, il y a jamais rien de certain... Inchalla... Je crois que la vraie raison de leur absence est qu'ils n'ont pas apprecié que la fête ait lieu ailleurs qu'à notre village... MESSAGE VRAIMENT PAS SUBTIL .
Écrit par Marie au Sénégal le
Dimanche 24 juin 2007
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La St-Jean au Sénégal
Bonne fête Québécois
Nous avons fêté la St-Jean au Sénégal chez Audrey ... nous avons mangé du spag avec nos mains ... dans ma tête je revoyais Delphine qui mangeait ses nouilles à ses débuts ... C'était délicieux ... d'ailleurs, mon ventre est très rempli... Nous avons fait tout cela sur de la musique du Québec , Leloup, Mes aieux, Kain, Dumas etc. comme quoi tout est possible même loin ...
Écrit par Marie au Sénégal le
Dimanche 24 juin 2007
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Téléjournal en bref ...
P>- Prospère, le comptable du village est venu l’automne dernier au Québec. Il trouvait qu’il faisait vraiment très froid. Par contre, il m’a dit qu’il appréciait grandement les becs québécois.
- J’ai goûté samedi dernier à des fataillas. Ce sont de petits beignets de poissons frits qui sont préparés pour les fêtes. On les mange avec de la moutarde très forte.
- Je me suis commandé un jimbay... je vais prendre des cours de percussion... en avant la musique.
- J’ai rencontré un vrai artiste ... c’est un sculpteur, il m’a vraiment impressionné.
- À venir : lundi je serai au Lac Rose pour une dernière rencontre Mer et Monde. Nous quittons le village de Yendane jeudi matin prochain. La semaine prochaine sera riche en émotions.
Écrit par Marie au Sénégal le
Mercredi 20 juin 2007
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Journée au dispensaire
Ce vendredi, je suis allée passer une journée au dispensaire. En partant, je me disais que des blessures, ce sont des blessures, qu’elles aient été faites au Québec ou au Sénégal.
Il est 8h30. Le dispensaire est déjà ouvert et beaucoup de patients attendent. Je passerai mon avant-midi avec Pierrette, une infirmière québécoise de plus de 30 ans d’expérience, dans la salle réservée aux pansements. Je me questionne que vais-je voir.
Un enfant entre dans les bras de sa maman. Il a un pansement à sa tête. Pierrette retire le pansement ... derrière il se cache une brûlure, la peau est complètement à vif et elle recouvre environ le 1/3 de la tête de l’enfant. Cette blessure s’est produite parce que la tête de l’enfant est tombée dans un charbon chaud. L’enfant a également une infection aux parties génitales ... raison, mauvaise hygiène.
Par la suite, plusieurs patients passeront entre les mains de Pierrette.
Puis, un autre enfant fait son entrée. Cette fois, l’enfant a le cou tellement gonflé qu’elle ne peut tourner la tête. Malgré le mal, vous savez quoi, elle sourit. Pierrette retire les pansements et constate qu’il n y a pas d’amélioration depuis la dernière visite. Il faudra se rendre à l’hôpital. Durant la consultation, la petite n’a jamais pleuré, mais elle a toujours souri. Je me souviendrai toujours de son visage.
Entre temps, la pharmacienne me montre à faire des gaz pour nettoyer les blessures.
La journée se termine par la visite d’un adolescent qui s’est fait mordre par un serpent durant la nuit. On coupe la peau pour faire sortir du sang et on applique de la pierre noire. On indique au père de l’adolescent qu’il faudra se rendre à l’hôpital prochainement pour que le jeune soit vacciné contre le tétanos.
Il est difficile de dresser maintenant un bilan ou de tirer des conclusions, mais voici ce que je perçois présentement.
Au Québec, chaque jour plusieurs personnes meurent, mais il ne faut pas oublier tous les miraculeux. Le contexte de notre réseau de la santé est loin d’être à son meilleur, mais dites-vous qu’ici il n’y a rien de stérilisé alors qu’au Québec chaque patient a droit à ses outils stériles. Au dispensaire où j’étais une équipe d’environ 6 personnes arrivent à faire des gros miracles avec tellement peu : des pansements expirés, des arrêts d’eau interminable, etc. Alors imaginez nos miracles québécois... y a vraiment de quoi être fier.
Écrit par Marie au Sénégal le
Mercredi 20 juin 2007
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Mon bilan de l'alphabétisation
Pendant quelques semaines, j’ai eu le bonheur de côtoyer des femmes qui avaient le désir d’apprendre et peut être de vouloir améliorer leur condition sociale. Certaines en sont à apprendre l’alphabet, alors que d’autres composent des phrases structurées. C’est voir l’étendue des possibilités, mais elles avancent toutes. Chaque rencontre est un avancement pour elles, mais certainement aussi un grand pas pour l’ensemble des personnes qui auront consacré du temps et de l’énergie à cette activité qui n’a que quelques moments d’histoire au village de Yendane. Toutefois, l’histoire qui s’y rattache est selon moi garante d’un bel avenir et est porteuse d’espoir et d’évolution. À chaque séance, il est possible de constater toute la grandeur de la culture sénégalaise. Les femmes arrivent vêtues de leurs plus beaux boubous avec un bébé au dos, en chantonnant une chanson, en mâchouillant une branche et à leur manière par leur expérience et leur sagesse, elles vous amènent à vous dépasser. Elles questionnent vos limites et interrogent vos idéaux sur l’existence d’un monde parfait. Connaître l’existence de l’analphabétisme et ce que cet état suppose est un, mais le vivre au jour le jour, c’est tout autre. Rien n’est jamais parfait et plusieurs défis demeurent à relever, mais le vouloir donne beaucoup de pouvoir à celles qui veulent réellement. Dans la vie, il faut foncer et accepter les conséquences de sa progression sans quoi l’ignorance triomphe perpétuellement.
Écrit par Marie au Sénégal le
Mercredi 20 juin 2007
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En varc et petites annonces
- Demain, vendredi le 15 juin, je serai au dispensaire avec une stagiaire infirmière... je vais sûremant vous réecrire à ce propos... j'ai l'impression que je vais être marquée.
- Dans la nuit de mercredi à jeudi, il a tombé de la pluie pour la première fois depuis au moins 6 semaines. Ce matin, tout était humide et l'odeur était très différente.
- Je voudrais remercier Julie et Marc pour leur appui INCONDITIONNEL, merci de me soutenir...
- Si jamais le téléphone ne fonctionne pas dimanche... je souhaite à mon papa du Québec une très belle fête des pères ... les becs viendront d'ici quelques jours...
- Je vous quitte sur ces mots, je vais acheter un petit cadeau à ma famille ... du gâteau aux dattes. Tenez-vous bien, il me coûtera 100fcfa soit 25 sous ca et ils seront au paradis - moi aussi d'ailleurs, parce que ce gâteau est vraiment bon-
ici, le paradis est bien plus simple à trouver ...
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 14 juin 2007
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Les 10 choses...
... que j’aime du Sénégal
1- Les 7-8 enfants qui viennent me rejoindre à la course à la fin des classes.
2- Effie qui me prend par la main et qui toujours me sourit.
3- Mon petit Charlot, pour ce qu’il est et ce que je lui donne.
4- Porter sur ma tête mon eau de lessive.
5- Porter un boubou et voir le sourire de ma maman qui me dit que je suis belle.
6- Les grigris, pour le respect des traditions en Afrique.
7- Ecouter mes 60 élèves chanter tous les chants qu’ils connaissent.
8- Manger de la soupe canadienne a plus de 25 degré.
9- L’existence des biscrèmes ... petits biscuits durs à la vanille avec un fourrage au chocolat.
10-Le paysage, les étoiles, les baobabs, les routes, les manguiers et les champs de manioc.
... qui me rendent furieuse ou qui me font réfléchir
1- Les 3000000 de salutations que l’on doit constamment répéter.
2- Me laver a l’eau frette sans pouvoir me faire tremper le trou de pet.
3- Devoir me lever trois fois par nuit parce que je ne pas capable ici de retenir quoi que ce soit. Je viens de me patenter un pot de chambre...
4- De ne maîtriser que quelques mots de sérère...
5- De constater que l’alcoolisme existe partout.
6- De manger 4-5 variétés de riz au poisson depuis plus de 6 semaines.
7- D’assister au travail perpétuel des femmes.
8- De me faire coller au cul par 20 mouches simultanément.
9- De constater qu’une famille normale du village de Yendane arrive a vivre avec seulement 6 bidons de 20 litres d’eau par jour. Elle doit avec cette ressource se nourrir, se laver, faire manger les animaux, etc.
10- De pouvoir faire si peu avec ce que je vois ici.
Prenez un moment et réfléchissez vous aussi à ces aspects.
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 14 juin 2007
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La théorie de l'attachement
En arrivant au Sénégal, chaque stagiaire a reçu un nouveau nom et de nouveaux parents. Au départ, je voyais difficilement comment j’allais développer un certain attachement à une maman qui louche et à un papa qui ne parle pas un traître mot de français. C’est alors que je me suis rappelé qu’il ne faut pas de fier aux apparences.
La semaine dernière, quand ma maman sénégalaise m’a apporté ma bouillie et que j’ai constaté que le fond avait collé, j’ai pensé à ma maman québécoise qui parfois rate ses pommes de terre.
La semaine dernière, quand mon papa sénégalais a commencé à tresser un panier en feuilles de rognier, j’ai vu mon papa québécois en train de taponner sur une quelconque machinerie.
Même si des milliers de kilomètres vous séparent tout comme plein d’autres différences, je comprends maintenant que sans nécessairement aimer profondément des gens - mes parents sénégalais- on peut arriver à développer un certain sentiment d’attachement, un chez-soi momentané.
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 14 juin 2007
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Impressions...
Dernièrement, quelqu’un m’a demandé de donner plus d’impressions, alors j’espère que cela saura vous plaire... j’attends vos commentaires et vous pourrez en discuter confortablement samedi soir prochain...
Être au Sénégal en 2007 dans le village de Yendane, c’est être au Québec dans les années 40 sous la dictature d’un gouvernement duplessiste.
Actuellement, environ 10/100 de la population des villages sont desservis par l’électricité. Les autorités actuelles souhaitent d’ici 2022 atteindre un niveau de 60/100 d’électrification. Est-ce utopique ou réaliste?
En tous les cas, les gens ici sont prêts à remplacer les grosses batteries par une fiche au mur. Téléviseurs et radios attendent impatiemment tout comme les gens. Il faut voir plus de 25 personnes s’entasser devant un téléviseur 12 pouces noir et blanc pour écouter 1 ou 2 fois /semaine des émissions que l’on pourraient comparer à Parler pour parler ou encore L’amour avec un grand A.
Par le biais de ce qu’il appelle ici des pièces de théâtre les acteurs, en wolof, jouent et mettent en jeu un texte où un message est lancé. Les sujets varient : mariage, planification familiale, dote, etc. Le but : susciter l’échange. Dans un Sénégal de 2007 en village, trop de traditions bloquent encore l’échange, le vrai, mais en ville, à Dakar et à Thiès, on parle de mettre en place une nouvelle profession : les médiateurs.
Oui Oui, vous avez bien lu. Cette personne serait là pour régler les conflits quand à ce qui a trait à des discordes de couple concernant entre autres la polygamie. Que faire messieurs quand vos 2 ou 3 épouses s’arrachent les cheveux en se détressant?Actuellement, l’homme dicte la conduite aux femmes et elles n’ont aucun recours ou pouvoir d’expression contre la volonté que l’homme dicte.
Bref, être là, c’est aussi constater dans le discours des gens, qu’ils constatent eux aussi les manques, mais c’est aussi être placé devant un manque fragrant de moyens. Comme ailleurs, quand une nouveauté fait son apparition, les gens ne pensent pas aux aspects négatifs, mais ils ne pensent qu’à la satisfaction de leurs besoins. Pourtant, ce qui règne longtemps comme un maître finit souvent par devenir lourd et pesant. Ailleurs comme en Afrique, la sensibilisation suit le constat d’un échec, d’un problème.
Écrit par Marie au Sénégal le
Mardi 5 juin 2007
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Ma première chanson sénégalaise...
Surgient de nos campagnes
des villes et des faubourgs
A l'appel de la patrie
Voici le Sénégal
Sénégal, Sénégal, Sénégal, Sénégal
Combattant de la liberté
Sénégal, Sénégal, Sénégal, Sénégal
En avant, en avant, en avant
De la mer à la campagne
La savane et la forêt
A l'appel de mère Afrique
Voici les Africains
Africains, Africains, Africains, Africains
Combattant de la liberté
Africains, Africains, Africains, Africains
En avant, en avant, en avant
Garçons et jeunes filles
Ouvriers et paysans
Accouront sauver l'Afrique
Voici les Africains
Africains, Africains, Africains, Africains
Combattant de la liberté
Africains, Africains, Africains, Africains
En avant, en avant, en avant
Écrit par Marie au Sénégal le
Mardi 5 juin 2007
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Des nouvelles de mon taureau
Mon taureau est malade, il a le ventre qui coule
Il est présentement chez le vétérinaire... j'ai hâte qu'il revienne, car il fait fuir les autres bibittes...
Donc, a suivre...
Écrit par Marie au Sénégal le
Mardi 5 juin 2007
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Petite cuisine No.2 je crois
Bonjour la compagnie,
- j’ai un taureau derrière ma caze... c’est peut-être ma pension qui a passé sur le boeuf...
- aujourd’hui j’ai fait du ménage avec mon petit frère de 7 ans, il est mignon comme tout, j’ai pris quelques photos déjà
- dimanche, nous leur faisons du pain doré et de la compote
- cette semaine, je fais de la suppléance, parce que mon professeur part avec tous les Catholiques pour les premières communions, je vais donc faire du renforcement avec les Musulmans.
- Je viens de manger un yogourt de 500ml à la vanille. Constat : je ne suis vraiment plus habituée de consommer ce produit laitier.
- Je me suis épilée dimanche les jambes à la pince, ouille!, le lendemain nous étions au Lac rose.
- J’ai eu le ventre qui coule hier... j’ai bu du jus de pain de singe, c’est le fruit du baobab mis en purée avec de l’eau… c’est très efficace.
- Samedi, nous allons à la mer et la bouffe sera bonne... vermicelle et poulet
- J’ai mangé du cochon quand je suis aller chez mon frère... papa, tu aurais adoré... je pensais à toi...
Je vous laisse là-dessus... je vous reviens avec des nouvelles fraîches la semaine prochaine.
Marie-Eve qui cuit à l’ombre, à ne rien faire
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 31 mai 2007
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Mes pensées sont avec toi
Parfois, même quand des milliers de kilomètres nous séparent de sa terre d’attache, on nous apprend qu’une personne est déchirée par la maladie.
A cette personne, j’envoie tout mon courage, toute mon énergie et surtout lui souhaite de trouver la force nécessaire pour traverser cette dure épreuve.
Les mots, le temps et les moyens manquent encore aujourd’hui. Chaque jour, peu importe l’endroit où nous nous trouvons, la vie apporte son lot de joies et de déceptions. Pourtant, en pensant à toi, il ne se dégage que du vouloir, de la détermination et de la persévérance.
Ta parole franche et tes libres pensées me manquent aujourd’hui. À mon retour, j’irai écouter tes mots pour imprégner ma vie et mes rêves de ton ambition et de ta liberté.
Je t’embrasse où que tu sois et je souhaite que mon message te soit livré.
Marie-Eve
Écrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 31 mai 2007
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Rapidement
Bonjour,
Je devais régler certains détails ce matin alors, cette semaine, je vais revenir ajouter un message plus long.
Seulement pour vous dire que j’ajoute à ma liste de bibittes vues dans ma chambre : une grenouille.
Il fait beaucoup moins chaud et le vent nous chatouille, c’est même frisquet de se laver le soir avec notre fameuse chaudière.
Aujourd’hui je vais au marché, je vais aller acheter quelques trucs pour ma classe et une corde pour montrer aux enfants à sauter à la corde. Ce sera aussi une activité pour me tenir en forme.
Demain, je serai avec mon frère chez ma grand-mère, je vais aller leur acheter des fruits comme petit cadeau.
Les mangues sont maintenant à point et je dois en manger 3 par jour, vive la soie dentaire.
Je vous réécris prochainement.
Écrit par Marie au Sénégal le
Samedi 26 mai 2007
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Cest une question de feeling
Bonjour la compagnie,
voici à quoi ressemble mes journées
- 6h45 réveil
- 7h petite toilette : visage-dents à la chaudière SVP et petit ménage de ma hutte
- 7h20 déjeuner : baguette, Nutella africain et café instant
- 7h40 départ vers l’école : les enfants montent le drapeau et chantent l’hymne nationale tous les lundi matin
- 8h signe de croix et prière au début et à la fin des classes
- 8h à 13h en classe : j’ai fait des leçons en éducation civique, morale, lecture, géométrie etc.
- 13h retour a la maison
- 14h30 dîner : le fameux riz au poisson... je rêve à de la crème glacée
- 15h00 repos et voisinage
- 16h je me douche toujours à la chaudière, l’eau est froide et il fait noir dans la douche... petits amis... cafards et fourmis.
- 16h30 se vêtir
- 17h je peux aider au repas, me préparer pour les classes, lire ou aller voir le foot, ils jouent sans chaussure avec beaucoup de contacts.
- 18h30 discussions sur la natte, sorte de tapis en plastique
- 20h je mange... boeuf graisseux avec des frites et de la salade sont souvent au menu... parfois c’est un poisson complet...
- 20h30 on prépare le thé... j’aime beaucoup leur thé, je vais apprendre à en faire... je vous en ferai... j’adore ce moment et je regarde les étoiles, elles sont magnifiques... ils y en a beaucoup.
- 21h30 lundi et mardi nous écoutons la télé... elle est branchée à une grosse pile. La télé mesure 12 pouce et est n/b. Ils sont environ 30 personnes devant... je ne comprends pas un mots, c’est en wolof ou en sérère.
- 22h30 dodo
Je vous envoie mes salutations sénégalaise. Selon l’heure qu’il est : voltat, hokat, horat.
Marie-Eve
Message pour mes parents:
Je constate à quel point je vous aime et que vous m’avez transmis de belles et bonnes valeurs qui me sont grandement utiles ici. Je vous embrasse et je pense à vous.
Écrit par Marie au Sénégal le
Vendredi 18 mai 2007
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Petite cuisine No.1
BONJOUR à tous, J’ai ma hutte pour dormir. Environ 12 pi par 12 pi. Les murs sont en espèce de boue séchée et il doit y avoir 50 araignées au plafond. En plus, une petite souris me rend parfois visite. Mes dépenses sont les suivantes : kleenex, eau de javel et eau normal. Pour vous donner une idée des prix, un 10 L d’eau coûte 1000 fcfa, env. 3dollars ça. J’ai vu le marché. J’ai eu peur de la quantité de mouches que j’ai vu sur le poisson et les légumes. Je bois comme jamais et la température augmente sans cesse, il fait 40 le jour. J’ai l’impression de fondre comme une chandelle. Je ne pense vraiment pas engraisser en Afrique. Il y a beaucoup de nez qui coulent et de seins qui se promènent. Je parle beaucoup avec les ados de ma famille. Hier, ils m’ont demandé de leur parler de l’homosexualité. C’est assez difficile d’expliquer cette réalité à des gens qui pensent qu’ici cela n’existe pas. AVIS IMPORTANT:
LE RIZ EST STRICTEMENT DÉFENDU JUSQU’AU MOIS DE SEPTEMBRE.
FRUIS FRAIS ET LÉGUMES SERONT CONSOMMÉS EN QUANTITÉ INDUSTRIELLE
PRODUITS LAITIERS ET VIANDE SONT IMPATIEMMENT ATTENDUS
Demain, je donne une leçon d’éducation morale à mes 60 petits monstres sur le sujet suivant: La modestie, le vrai mérite. VOICI CE QUE LES ENFANTS DOIVENT RETENIR PAR COEUR: L’homme d’action n’a pas les mollets gras et un homme modeste est l’ami de tous ses semblables. Les enfants ne comprennent rien. J’ai une 4 ème et ils lisent niveau deuxième année, je capote. Je ne pourrai pas mettre des photos... les ordinateurs sont ultra-rudimentaires. Je vais essayer par courriel plus tard. Sinon, il vaudra attendre mon retour au Québec.Écrit par Marie au Sénégal le
Lundi 7 mai 2007
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La totale
Salut tout le monde, Je suis en village à 70 km de Dakar, env. 2h30 de bus pour eux. Le rapport au retard est très différent ici. Je suis dans un clan familial où environ 40 personnes vivent. Je vais enseigner dans une école privée, il s’agit de l’école St-Martin et j’enseignerai dans une classe de CE2 (une 4ème année). Je vais aussi faire de l’alphabétisation avec le regroupement des femmes du village. Il y a beaucoup à leur apprendre, mais nous devons respecter le rythme de chacune. J’ai un grand frère qui s’occupe de moi et une grande soeur aussi très gentille. Je ne parle que très peu avec mes parents, car ils disent à peine quelques mots de français. Il y a tellement de mouches... on dirait que je fais des prières toute la journée.
Il fait environ 35 le jour et 20 le soir, mais avec du vent. Décidément, j’aurai les bras bronzés et les pattes blanches. Je suis déjà écoeurée de manger du riz au poisson et il me force à manger, je passe mon temps à leur dire que je suis pleine. Finalement, le village n’est pas wolof, mais bien sérère. Il y a environ cinq salutations que l’on doit constamment répéter. Je vous embrasse et sachez que chaque chose que vous faites au Québec est ici un luxe. Awa pour Marie-EveÉcrit par Marie au Sénégal le
Jeudi 3 mai 2007
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C'est le moment tant redouté...
Chers lecteurs, voici venu le moment du départ. Aujourd'hui, je vous donne un premier devoir. Trouvez-vous un rêve à réaliser réalisable et pensez à tout ce que vous pouvez mettre en oeuvre actuellement pour le réaliser. Honnêtement, c'est très difficile de quitter ses habitudes et son quotidien pour aller complètement vers l'inconnu, mais il y a tellement à apprendre! Une chose est certaine, c'est que la Marie-Eve d’aujourd'hui ne sera plus, elle aura appris, évolué et vu de ses yeux une réalité qui donne le vertige quant à la compare à la nôtre. Je vous aime et je vous embrasse très fort!
Écrit par Marie au Sénégal le
Vendredi 27 avril 2007
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Un avant goût!
Même un chemin de mille lieues commence par un pas Prochainement, je quitterai mon quotidien pour aller découvrir tout un monde, toute une culture. Pour bien comprendre, il faut reculer de quelques mois. C’était en avril 2006, les oiseaux chantaient et la neige laissait place à la verdure. Papiers en main, je me rendais à l’université. Ce sont les premiers pas que j’ai fait vers l’Afrique, vers le Sénégal. Quelque temps plus tard, le téléphone sonna et on m’annonça ma bonne nouvelle. Depuis ce moment, plusieurs étapes ont été franchies, mais beaucoup reste à faire et surtout à vivre. Le chemin de mille lieues, c’est la découverte du peuple sénégalais, mais bien plus aussi. D’ailleurs, pendant les quelques mois précédents le voyage, des gens nous aurons informé sur la réalité, les mœurs et les valeurs véhiculées par la culture sénégalaise. Ces gens nous auront également permis de mieux découvrir et comprendre quelqu’un : soi-même. Le chemin n’est qu’à demi complété, car encore bien des découvertes m’attendent tant sur moi que sur la conjoncture du monde qui nous entoure. En choisissant ce proverbe, je vous ai fait part d’une situation bien particulière, mais cet adage s’applique et se généralise également à tous les projets qui composent une vie. Peu importe les choix que vous posez et les décisions que vous prenez, tout aura indéniablement commencé par une première action, par un premier pas. La suite ne sera qu’un enchaînement plus ou moins logique d’essais et de tentatives pour arriver à ce que vous considérez comme le succès ou la réussite. Toutefois, il y aura certainement eu des épreuves, des ratés ou des confrontations mais, chaque fois, que vous les aurez traversés, vous aurez réveillé une force profondément enfouie en vous. Choisir, partir, se questionner, revenir et transmettre toute la richesse de son expérience permet non seulement la conscientisation, mais aussi l’épanouissement de soi.
